Un atelier d’impression grand format travaille rarement avec une seule famille de médias. Une même semaine peut demander un vinyle polymère pour une vitrine, un microperforé pour un bureau, un floor graphic certifié pour un hall, et une lamination antidérapante pour le tout. Chaque support obéit à ses propres règles, et l’erreur coûte cher parce qu’elle se voit après la pose.

Distributeur exclusif Filmolux et Neschen en France, Nillor SAS couvre l’ensemble de ces familles. Les guides ci-dessous entrent dans le détail de chacune, avec les références, les certifications et les points où l’on se trompe.

Par où commencer selon votre chantier

Quatre questions orientent vers le bon guide plus vite qu’un parcours par famille de produit.

Sur quoi allez-vous poser ? Une vitre, un mur peint, du béton brut, une moquette et un panneau d’aggloméré ne demandent ni la même colle ni le même film. C’est ce critère, plus que la durée d’exposition, qui écarte la majorité des références.

Combien de temps le visuel reste-t-il en place ? Trois semaines de salon et cinq ans de signalétique extérieure séparent le monomère du polymère, et changent aussi le film de protection à poser dessus.

Faudra-t-il le retirer proprement ? Une colle permanente et une colle removable ne coûtent pas le même prix, et la seconde n’a d’intérêt que si la dépose est prévue.

Le chantier est-il en établissement recevant du public ? Auquel cas le classement au feu et, au sol, le classement antidérapant décident avant tout le reste.

Les supports adhésifs imprimables

La famille la plus large du catalogue, et celle où la nomenclature fait gagner le plus de temps une fois comprise. Monomère 100 µ pour les campagnes courtes, polymère 75 à 80 µ pour les poses durables, versions à pouvoir adhésif renforcé pour les surfaces difficiles, alternatives en polypropylène sans PVC. Le codage GP, MP, GR, MR et le suffixe nolite se lisent en trois signes et disent déjà l’essentiel : tout sur les vinyles adhésifs monomères et polymères.

À côté du vinyle classique, une technologie d’enduction change la façon de poser. Au lieu d’enduire toute la surface, l’adhésif est déposé en points, l’air s’échappe entre les points, et le film se pose à sec en se laissant repositionner. Gamme PVC, PET recyclé, PP sans PVC, films de sol et surface craie : le fonctionnement et la gamme easy dot®. Cette famille n’accepte pas les mêmes encres d’une référence à l’autre, et trois produits refusent purement et simplement l’éco-solvant : le tableau de compatibilité encre par référence.

Quand le vinyle ne peut rien, quatre autres familles prennent le relais. Microperforés pour voir dehors sans être vu, couple magnétique et ferreux pour les visuels changés souvent, textiles en laize 310 cm pour couvrir un mur sans raccord, films à micro-ventouses pour poser sans coller : les supports spéciaux et leurs cas d’usage.

Papiers, bâches et médias souples

Le dos bleu, le dos blanc, les grammages photo et les papiers classés M1 relèvent de logiques différentes, tout comme les papiers peints intissés dont le classement au feu varie d’une gamme à l’autre : le détail des papiers d’impression et papiers peints.

Côté toiles, le vocabulaire décrit une seule chose, d’où vient la lumière. Frontlit, backlit, blockout, mesh ajouré pour la façade, toiles sans PVC pour le roll up, avec des classements au feu répartis entre M, B1 et Euroclasses : le comparatif des bâches et toiles imprimables.

Le sol, un cas à part

Au sol, un visuel publicitaire devient un élément de sécurité et le classement antidérapant passe devant tous les autres critères. L’échelle va du R9 pour les zones sèches au R13 pour les abords de piscine, avec des médias 2-en-1 qui se passent de lamination et des supports conçus pour le bitume, la moquette ou le parquet : choisir un média de marquage au sol.

Un point à vérifier systématiquement sur ces produits : plusieurs certifications ne sont valables qu’après impression avec un type d’encre précis.

Protéger et monter

Un visuel imprimé exposé aux UV, aux frottements ou au nettoyage demande une surcouche, et son choix dépend autant de l’encre que du support. Monomère jusqu’à 4 ans, polymère jusqu’à 5 ans, versions sans PVC, finitions sablées antidérapantes pour le sol, anti-graffiti, films à chaud pour l’encapsulation : le catalogue des films de lamination. L’arbitrage entre les deux technologies, et ce qu’elles permettent ou interdisent, est traité dans le comparatif froid contre chaud.

Le montage relève d’une autre gamme. Films de transfert double face, colles permanentes ou repositionnables, rubans, adhésifs certifiés PAT selon ISO 18916 pour les tirages photo et les impressions d’art : les films de montage gudy®.

L’équipement d’atelier

De la machine du photographe en 650 mm au département finition avec coupe intégrée, la gamme Neschen couvre six configurations, avec un écart de poids qui va de 115 à 820 kg. Largeur utile, température de chauffe, vitesse, roll to roll, axes pivotants : les caractéristiques des laminateurs Neschen.

La vitesse affichée sur une fiche machine n’étant pas une capacité de production, le dimensionnement demande de partir de son volume réel et d’identifier ses vrais goulets d’étranglement : la méthode pour dimensionner son laminateur.

Trois repères qui traversent tout le catalogue

Les classements au feu ne sont pas interchangeables. Le classement M relève de la norme française NF P92-507 pour les produits d’aménagement, les Euroclasses de la NF EN 13501-1 pour les produits de construction, le B1 de la norme allemande DIN 4102-1. Aucune équivalence formelle ne relie ces référentiels, malgré des mentions du type « équivalent M1 » qui circulent sur certaines documentations. Face à un CCTP, fournissez le procès-verbal correspondant exactement au référentiel demandé.

Le sens d’enroulement se vérifie avant de commander. PO signifie que la face imprimable est à l’extérieur du rouleau, PI qu’elle est à l’intérieur. Sur une machine à alimentation contrainte, l’erreur immobilise la bobine. Même vigilance sur le diamètre de mandrin, 77 mm sur la majorité de la gamme mais 76 ou 50 mm sur certaines références.

La compatibilité encre ferme des portes. Plusieurs médias sans PVC ou à contenu recyclé n’acceptent que le latex et l’UV. Un atelier équipé en éco-solvant ne peut pas basculer sa gamme vers ces produits sans changer de machine.

Commander chez Nillor

Nillor SAS, 18 boulevard Arago, bâtiment D, 91320 Wissous. Distributeur exclusif Filmolux et Neschen en France, dans la continuité de Filmolux France fondé en 1961. Neschen est un fabricant allemand certifié DIN EN ISO 9001 depuis 1996 et ISO 50001.

Standard au 01 49 62 03 80, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30, ou par courriel à [email protected]. Minimum de commande 80 € HT.

Questions fréquentes

Par quel guide commencer quand on ne connaît pas la gamme ?

Par les vinyles adhésifs, qui posent le vocabulaire commun à tout le catalogue : monomère et polymère, colles permanentes et removables, colle grise nolite, sens d’enroulement, liner. Une fois cette nomenclature acquise, les autres familles se lisent beaucoup plus vite, y compris les laminations et les médias de sol qui reprennent les mêmes codes.

Quelle différence entre un classement M1 et une Euroclasse ?

Deux référentiels distincts, sans équivalence formelle. Le classement M relève de la norme NF P92-507 et vise les produits d’aménagement posés de façon non durable. Les Euroclasses relèvent de la NF EN 13501-1 et visent les produits de construction, revêtements muraux et de sol posés durablement. Un CCTP qui exige une Euroclasse ne se satisfait pas d’un procès-verbal M1.

Faut-il toujours laminer une impression ?

Non. Plusieurs médias du catalogue sont conçus en 2-en-1 et s’en passent, notamment les films de sol UV Print’n Walk et les moquettes imprimables L’floor. Sur les autres, la lamination devient nécessaire dès qu’il y a exposition UV prolongée, frottement, nettoyage ou passage. Le choix du film dépend autant de l’encre utilisée que du support imprimé.

Comment savoir si un média passe sur mon imprimante ?

En vérifiant la ligne du produit plutôt que sa famille, les gammes n’étant pas homogènes. Plusieurs références sans PVC ou à contenu recyclé n’acceptent que le latex et l’UV, ce qui exclut les ateliers en éco-solvant. Certaines portent en outre une certification constructeur, notamment HP Latex, qui atteste que le couple média et machine a été validé par les deux fabricants.

Nillor vend-il aussi pour les bibliothèques et les archives ?

Oui, c’est l’autre univers du catalogue : films de protection et de réparation de livres filmolux® et filmoplast®, machines de couverture, systèmes antivol et RFID, mobilier et petit matériel. Pour les devis sur ces gammes, Sabrina Zetioui et Stéphanie Nalet sont les interlocutrices dédiées, joignables au standard.